fondation dreyer
VISIONS
Wahablé
Lorsque nous avons visité le Burkina Faso pour la première fois, en 1998, nous avons eu l'occasion de voir des paysages en fleurs, un lac artificiel plus grand que le nôtre dont s'occupaient des coopérants italiens très engagés, entouré de champs bien cultivés, de logements et de locaux de formation. Une fois que les coopérants se sont retirés, les fermiers et les exploitants locaux n'ont pas poursuivi le projet bien qu'il y ait eu suffisamment d'eau. Plus personne ne s'est occupé du régime des eaux ni des travaux des champs. Cela se recoupe avec notre expérience. Nous constatons au cours de notre propre projet agricole combien il est difficile de transmettre cette nouvelle manière de cultiver. Les fermiers semblent perplexes et quelque peu dépassés par les événements devant le fait que l'eau soit désormais disponible même en période sèche : « Comment en tirer profit ? Comment s'organiser ? Et ça au même moment ? Avec les mêmes semences ? À des jours réguliers ? ».
Comme nous nous engageons à long terme au Burkina Faso, dans divers projets et avec le centre, et qu'il n'est pas prévu que les fermiers poursuivent ces projets seuls, sans notre aide, à partir d'une date précise - éventuellement trop précoce -, nous nous demandons actuellement s'il ne serait pas judicieux d'exploiter à nouveau le lac de Wahablé avec l'infrastructure qui y existe et de recultiver les champs.
Sumatra du Nord
Nous étions au lac de Toba en septembre 2006 pour étudier la culture des plantes médicinales dans le cadre de notre projet. Comme en Afrique occidentale, nous avons eu la vision qu'il devait être possible d'améliorer la situation économique des agriculteurs par la production et la commercialisation de produits de meilleure qualité, et de créer des emplois supplémentaires dans le secteur de la transformation des plantes médicinales.
Accompagnés d'un shaman connaisseur de la médecine douce et de spécialistes des plantes, nous avons visité plusieurs terrains appropriés, que nous n'avons malheureusement pas pu acquérir en raison des droits de propriété problématiques. Dans cette région, il n'existe pas de cadastre, les limites des terrains sont fixées oralement avec le voisin. Il arrive bien souvent que le frère aîné se présente en tant que propriétaire mais qu'il ne puisse prendre de décision sans l'accord des quelque 40 membres de sa famille. Parfois, les fermiers possèdent certes un droit d'usufruit mais ne sont pas propriétaires.
Nous pensons néanmoins parvenir à une solution à moyen terme.